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Droit au séjour

Regroupement familial

Les conditions du regroupement familial

Les trois conditions sont appréciées ensemble et à la date du dépôt. Le logement est celle qui bloque le plus souvent, et celle qui demande le plus d'anticipation.

Par Les juristes de Droit au séjour, spécialisés en droit des étrangers — notre méthodePublié le Mis à jour le

Qui est concerné ?

Une personne étrangère résidant régulièrement en France, titulaire d’un titre de séjour en cours de validité, qui souhaite être rejointe par son conjoint majeur et ses enfants mineurs.

Si vous êtes réfugié ou bénéficiaire de la protection subsidiaire, ce n’est pas cette procédure qui vous concerne mais la réunification familiale, nettement plus favorable.

Quelles sont les conditions ?

L’ancienneté de séjour. Une durée minimale de séjour régulier en France est exigée avant de pouvoir déposer. Elle se compte à partir du premier titre, et non de l’entrée sur le territoire.

Les ressources. Elles doivent être stables et suffisantes, appréciées sur une période de référence précédant la demande. Le montant exigé dépend du nombre de personnes composant la famille une fois regroupée. Certaines prestations sociales sont exclues du calcul : c’est une source de mauvaise surprise fréquente pour les foyers dont une partie des revenus en provient.

Le logement. Il doit être adapté à la taille de la famille attendue, selon des critères de surface et de confort, et situé dans le département où vous résidez. Le maire de la commune procède à la vérification, sur pièces ou par une visite.

La conformité aux principes de la République. Le demandeur doit s’y conformer, et la famille regroupée n’a pas vocation à être admise si l’un de ses membres constitue une menace pour l’ordre public.

Quels documents préparer ?

  • Titre de séjour en cours de validité et passeport.
  • Justificatifs d’ancienneté de séjour régulier.
  • Bulletins de salaire de la période de référence, contrat de travail, avis d’imposition.
  • Bail ou titre de propriété, quittances récentes, descriptif du logement avec sa surface.
  • Actes d’état civil de tous les membres de la famille : mariage, naissances, traduits et légalisés ou apostillés selon le pays.
  • Le cas échéant, justificatifs relatifs à l’autorité parentale sur les enfants.

Comment procéder ?

  1. Dépôt de la demande auprès de l’OFII, qui constitue et instruit le dossier.
  2. Vérification du logement et des ressources, avec l’intervention du maire de votre commune.
  3. Décision du préfet, notifiée après instruction.
  4. Demande de visa par les membres de la famille auprès du consulat français de leur pays de résidence.
  5. Arrivée en France et accomplissement des formalités auprès de l’OFII.

Chacune de ces étapes a son propre calendrier. La procédure complète se compte en mois.

Quels sont les points de vigilance ?

Le logement est le premier motif de rejet. Il s’anticipe : chercher un logement plus grand une fois le refus notifié fait perdre toute l’instruction. Vérifiez la surface exigée pour la composition familiale attendue avant de déposer.

Les enfants qui approchent de la majorité. Un enfant majeur au moment de la décision sort du champ de la procédure. Quand une date d’anniversaire approche, le calendrier du dépôt devient décisif.

L’état civil du pays d’origine. Obtention, traduction assermentée, légalisation ou apostille : ces démarches prennent régulièrement plusieurs mois et se mènent en parallèle du reste, jamais après.

Les ressources fluctuantes. Une période de chômage ou de temps partiel dans la période de référence pèse lourd. Mieux vaut décaler le dépôt de quelques mois que déposer sur une période défavorable.

Que faire en cas de difficulté ?

En cas de refus, la décision est motivée et indique les voies et délais de recours. Le motif dicte la suite : un refus fondé sur le logement appelle un déménagement puis une nouvelle demande, un refus fondé sur une appréciation appelle plutôt un recours.

Nous pouvons vérifier, avant le dépôt, que vos ressources et votre logement satisfont les seuils applicables à votre composition familiale — c’est le contrôle qui évite le plus de refus dans cette procédure.

Questions fréquentes

Quelles ressources sont prises en compte ?
Les ressources propres du demandeur et, le cas échéant, de son conjoint, appréciées sur une période de référence précédant la demande. Certaines prestations sociales sont exclues du calcul. Le montant exigé varie selon la taille de la famille attendue.
Mon logement actuel suffit-il ?
Il est apprécié au regard de la taille de la famille qui doit vous rejoindre, selon des normes de surface et de confort. Un logement adapté à une personne seule ne l'est pas pour une famille de quatre : c'est la principale cause de rejet, et elle se corrige avant le dépôt, pas après.
Que se passe-t-il si ma situation change en cours d'instruction ?
Signalez tout changement — déménagement, perte d'emploi, naissance. L'instruction se poursuit sur la base d'éléments actualisés, et une décision fondée sur des données périmées est fragile pour tout le monde.

Cette page présente une information juridique générale, à jour à la date de mise à jour indiquée. Elle ne constitue pas une consultation juridique et ne remplace pas l'examen individuel de votre dossier.